Le parti au pouvoir au Zimbabwe, la ZANU-PF, a approuvé dimanche 18 octobre le maintien du président Emmerson Mnangagwa à sa direction au-delà de 2028. Cette décision renforce la position du chef de l’État, âgé de 84 ans, alors que les rivalités autour de sa succession restent ouvertes au sein du mouvement.
Réunis en conférence annuelle à Chinhoyi, les délégués ont également décidé de repousser de 2027 à 2029 le prochain congrès électif du parti. La ZANU-PF a confirmé Mnangagwa comme son candidat pour la prochaine échéance nationale, selon le compte rendu publié par le quotidien gouvernemental The Herald.
Cette résolution intervient après la promulgation en juillet d’amendements constitutionnels portant la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans. Le calendrier électoral a été décalé de 2028 à 2030 et l’élection du président doit désormais se faire par le Parlement plutôt qu’au suffrage direct.
Ces changements sont contestés par des responsables de l’opposition, des organisations de la société civile et des défenseurs des droits humains. Le pouvoir affirme pour sa part que l’allongement du calendrier doit permettre d’achever les programmes engagés.
Au sein de la ZANU-PF, une partie des cadres soutient le maintien de Mnangagwa jusqu’en 2030. Une autre prépare l’après-Mnangagwa autour du vice-président Constantino Chiwenga, ancien chef de l’armée qui avait joué un rôle central dans la chute de Robert Mugabe en 2017.
Sources et corrections
Résolutions de la conférence de la ZANU-PF rapportées par The Herald, Africanews et AFP




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