Mercredi 23 septembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Niger : l’État porte sa part à 40 % dans le projet d’uranium de Madaouela

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Représentants du Niger et d’Atomic Eagle lors de la cérémonie de signature de la convention Madaouela
Signature de la convention minière de Madaouela à Niamey, le 23 septembre 2026. Image fournie à AES News.

L’État nigérien et la Madaouela Mining Company (MAMICO) ont signé mercredi 23 septembre à Niamey une convention pour reprendre le projet d’uranium de Madaouela, dans la région d’Agadez. Le Niger détiendra 40 % de la société d’exploitation, contre 10 % dans la configuration précédente. Le groupe Atomic Eagle conservera les 60 % restants et le contrôle des opérations, selon l’Agence nigérienne de presse.

L’accord prévoit le versement de 10 millions de dollars à l’État, soit environ 5,7 milliards de francs CFA. D’après les modalités annoncées en août par Atomic Eagle, 5 millions doivent être payés dans les trente jours suivant l’attribution du permis et les 5 millions restants au début de la construction. Le projet devrait créer environ 1 000 emplois, principalement pour de jeunes Nigériens, et donner la priorité aux entreprises locales pour certains biens et services. Il s’agit d’engagements et de prévisions, pas encore d’emplois créés.

La signature du 23 septembre concrétise un accord dont les grandes lignes avaient déjà été rendues publiques en août. Le Conseil des ministres du 21 août avait approuvé la réattribution du permis Madaouela I à MAMICO, société nigérienne liée à Atomic Eagle.

Ce permis avait été attribué en 2016 à GoviEx. Faute de mise en exploitation, les autorités nigériennes l’ont retiré en juillet 2024. GoviEx a contesté cette décision et engagé une procédure d’arbitrage international. La société a ensuite fusionné avec Tombador Iron pour former Atomic Eagle. Les discussions avec Niamey ont débouché sur la nouvelle répartition du capital et la convention signée mercredi.

Atomic Eagle avait indiqué en août que l’arbitrage serait retiré dans les sept jours suivant la signature de la convention. Son abandon effectif reste donc à confirmer. Le directeur général de MAMICO, Philip Hoskins, a déclaré lors de la cérémonie que le groupe chercherait encore à mobiliser des financements internationaux pour développer la mine.

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