La région de Tahoua a ouvert mercredi 23 septembre un atelier consacré à la reddition volontaire et à la réintégration des ex-combattants et des personnes associées aux groupes armés. La rencontre, organisée par la Coordination nationale des programmes de stabilisation et de prise en charge de la reddition, doit préparer les acteurs régionaux, départementaux et communautaires à l’application de la stratégie nationale.
Selon le compte rendu publié par l’Agence nigérienne de presse, le gouverneur de Tahoua, Souleymane Amadou Moussa, a présenté le dispositif comme l’un des volets d’une réponse aux difficultés sécuritaires de la région. Cette approche associe les opérations des forces de défense et de sécurité à des mesures de stabilisation et d’accompagnement des personnes qui rompent avec les groupes armés.
Les autorités nigériennes conditionnent cet accompagnement au respect des lois et des procédures en vigueur. Le processus doit intégrer des dimensions institutionnelles, sécuritaires, sociales, économiques et communautaires, tout en maintenant les impératifs de sécurité, de justice et de protection des populations. Le gouverneur a insisté sur la coordination entre les services publics et les acteurs locaux.
Malan Goni Ibrahim, coordonnateur national du programme, a indiqué que la mission venue à Tahoua devait aussi recueillir les propositions locales. Il a présenté la reddition comme une voie de sortie de la violence lorsque les conditions légales et sécuritaires sont réunies. Il a également averti que le dispositif ne devait pas susciter un sentiment d’injustice chez les habitants qui n’ont jamais pris les armes ou chez les victimes des violences.
Les échanges doivent notamment porter sur les causes du recrutement des jeunes par les groupes armés, l’accueil des personnes réintégrées et la prévention de la récidive. Les organisateurs veulent préparer les communautés à limiter la stigmatisation et l’exclusion, deux facteurs susceptibles de fragiliser le retour à la vie civile.
Le compte rendu ne fournit ni le nombre de personnes déjà engagées dans ce processus à Tahoua, ni le calendrier de déploiement, ni les critères précis d’éligibilité. L’atelier marque donc une étape de sensibilisation et de préparation institutionnelle, et non l’annonce de résultats déjà obtenus.


Réagir à cet article