Les députés burkinabè ont adopté mercredi 14 octobre une réforme destinée à élargir l’usage du travail d’intérêt général, une alternative à l’emprisonnement. Le texte, approuvé par les 71 votants de l’Assemblée législative du peuple, doit notamment permettre de mobiliser les compétences intellectuelles des condamnés, au-delà des travaux manuels.
Selon le compte rendu du Parlement, le dispositif prévoit le prononcé d’office de cette peine pour certaines infractions mineures. Il rend également permanent le mécanisme permettant de convertir des peines d’emprisonnement en travail d’intérêt général, jusqu’alors transitoire. Cette possibilité reste encadrée par des conditions et ne vaut pas libération automatique de l’ensemble des détenus.
Le gouvernement entend corriger les difficultés d’application de la loi de novembre 2024, tout en favorisant la réinsertion et en réduisant la surpopulation carcérale. L’administration pénitentiaire doit être davantage associée à la mise en œuvre et au suivi du dispositif. Les infractions liées au terrorisme restent exclues de la possibilité de commutation.
Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a présenté un bilan de près de 4 000 bénéficiaires entre le 8 novembre 2024 et le 30 septembre 2026, selon le compte rendu de Lefaso.net. Il a aussi fait état de plus de 3 000 personnes exécutant alors des travaux sur le terrain. Ces chiffres sont ceux du ministère.
Les activités citées par le Parlement comprennent la production agricole à Baporo, les chantiers de Faso Mêbo et des travaux à haute intensité de main-d’œuvre.




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