L’Afrique du Sud prévoit de retirer progressivement son soutien aux opérations qui assemblent localement des véhicules importés presque complets sous forme de kits. Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence, Parks Tau, a annoncé jeudi 15 octobre à Durban que les nouvelles installations reposant sur ce modèle ne bénéficieraient pas de ce soutien.
Le dispositif visé est connu sous le sigle SKD, pour assemblage de véhicules partiellement démontés. Le gouvernement veut privilégier une fabrication plus poussée et davantage d’approvisionnements auprès de fournisseurs locaux, dans le cadre de la révision du programme de soutien à l’industrie automobile.
Les véhicules commerciaux moyens et lourds sont exclus du changement, a précisé le ministre. Son annonce ne constitue pas une interdiction générale d’importer des voitures ni l’arrêt immédiat de toutes les activités d’assemblage.
Les autorités souhaitent également renforcer la définition juridique de la fabrication CKD, fondée sur un assemblage à partir de composants plutôt que de véhicules déjà largement constitués. Le calendrier détaillé de la transition n’est pas précisé dans le communiqué.
Parks Tau doit demander à la Commission sud-africaine du commerce international d’examiner la compétitivité du segment des véhicules utilitaires légers à châssis séparé, dont les pick-up. Une éventuelle protection supplémentaire doit encore faire l’objet d’une décision, avec des engagements attendus en matière de production, d’emploi, d’investissement et d’approvisionnement local.



