Des combats entre l’État islamique au Sahel et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ont été signalés le 9 octobre dans la zone frontalière entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les pertes revendiquées par l’un des camps restent invérifiables, selon une enquête de l’AFP publiée vendredi 16 octobre par Le Temps.
L’État islamique affirme avoir tué plus de 400 combattants du JNIM lors d’affrontements dans la province burkinabè de l’Oudalan. Cette revendication, diffusée le lundi 12 octobre, n’a pas pu être confirmée de manière indépendante par l’agence.
Interrogé par l’AFP, Héni Nsaibia, analyste à l’organisation de suivi des conflits ACLED, estime que les deux groupes se sont affrontés dans plus de 320 batailles entre 2019 et septembre 2026, pour environ 2 200 morts. Il s’agit d’une estimation cumulée, distincte du bilan revendiqué pour les derniers combats.
La rivalité dépasse désormais le seul face-à-face au Mali et au Burkina Faso. Dans une analyse publiée en avril, ACLED signalait déjà des affrontements entre les deux organisations au Niger et au Nigeria, ainsi que leur progression dans les régions frontalières du sud du Niger.
Une étude publiée en juin par le Soufan Center décrit également la volonté de l’État islamique de rapprocher ses implantations sahéliennes de sa branche active en Afrique de l’Ouest. Elle inscrit cette expansion dans une concurrence territoriale avec les groupes affiliés à Al-Qaïda.



