Mercredi 23 septembre 2026Bamako Ouagadougou Niamey

Burkina Faso : le plan RELANCE de 36 000 milliards FCFA cherche l’appui des banques

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AES News, Comprendre le Sahel, image d’illustration
Illustration générique AES News. © Illustration générique AES News

Le gouvernement burkinabè a demandé aux banques et aux institutions de microfinance de contribuer davantage au financement du plan RELANCE 2026-2030, évalué à 36 000 milliards de francs CFA. Le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a présenté le programme aux représentants du secteur financier le 22 septembre à Ouagadougou. L’État prévoit de couvrir environ les deux tiers de son coût avec ses propres ressources.

Selon Sidwaya, le ministre a évoqué des partenariats public-privé et une nouvelle émission obligataire destinée à la diaspora. Les banques pourraient accompagner les porteurs de projets dans l’industrie, les infrastructures, l’éducation et la santé. Il s’agit à ce stade d’orientations et d’engagements annoncés lors de la rencontre, non de financements déjà décaissés.

Diakarya Ouattara, président de l’association professionnelle des banques et établissements financiers, a indiqué que ses membres étaient disponibles pour accompagner le plan. D’après ses propos rapportés par Sidwaya, les banques sont appelées à participer à une enveloppe globale de 10 000 milliards de francs CFA. Le journal précise toutefois que ce montant correspond à un besoin de financement, et ne publie pas de répartition ferme par établissement.

Le président de l’association des institutions de microfinance, Seydou Soungalo Yaméogo, a pour sa part cité un encours d’épargne supérieur à 659 milliards de francs CFA et un encours de crédit dépassant 474 milliards. Il a signalé une difficulté structurelle : les acteurs cherchent des ressources de long terme alors que leur financement est souvent de courte durée. Il a aussi demandé un partage des risques avec l’État pour accroître les prêts.

Dans une présentation relayée par LeFaso.net, le ministère de l’Économie a fixé pour 2030 des objectifs de bancarisation et d’accès aux services financiers. Ces cibles restent à atteindre ; la rencontre du 22 septembre n’établit pas, à elle seule, le volume de crédits qui sera effectivement accordé aux projets du plan.

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