Le gouvernement burkinabè a demandé aux banques et aux institutions de microfinance de contribuer davantage au financement du plan RELANCE 2026-2030, évalué à 36 000 milliards de francs CFA. Le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a présenté le programme aux représentants du secteur financier le 22 septembre à Ouagadougou. L’État prévoit de couvrir environ les deux tiers de son coût avec ses propres ressources.
Selon Sidwaya, le ministre a évoqué des partenariats public-privé et une nouvelle émission obligataire destinée à la diaspora. Les banques pourraient accompagner les porteurs de projets dans l’industrie, les infrastructures, l’éducation et la santé. Il s’agit à ce stade d’orientations et d’engagements annoncés lors de la rencontre, non de financements déjà décaissés.
Diakarya Ouattara, président de l’association professionnelle des banques et établissements financiers, a indiqué que ses membres étaient disponibles pour accompagner le plan. Il a évoqué un besoin de financement de 10 000 milliards de francs CFA, sans préciser de répartition ferme par établissement.
Le président de l’association des institutions de microfinance, Seydou Soungalo Yaméogo, a pour sa part cité un encours d’épargne supérieur à 659 milliards de francs CFA et un encours de crédit dépassant 474 milliards. Il a signalé une difficulté structurelle : les acteurs cherchent des ressources de long terme alors que leur financement est souvent de courte durée. Il a aussi demandé un partage des risques avec l’État pour accroître les prêts.



