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À Bogodogo, la radiothérapie reste loin de sa capacité annoncée

Le service traite 300 à 400 nouveaux patients par an pour une capacité théorique supérieure à 1 500, selon son chef, qui appelle à renforcer le plateau technique et la formation.

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Professionnels de santé auprès d’un accélérateur linéaire de radiothérapie
Des radiothérapeutes au travail à Accra en octobre 2017. Photo d’archives et d’illustration, distincte du centre de Bogodogo. Crédit Chris Sam, CC BY-SA 4.0.

Le centre de radiothérapie du CHU de Bogodogo traite entre 300 et 400 patients par an, alors que sa capacité théorique dépasse 1 500 prises en charge, selon son chef de service. Le Dr Bertrand Compaoré a présenté ces chiffres mardi 13 octobre lors d’une immersion de journalistes organisée par le ministère burkinabè de la Santé.

L’écart entre l’activité actuelle et la capacité annoncée place le développement du service au cœur de ses prochaines priorités. Le responsable dit vouloir faire de Bogodogo un centre de référence internationale, à condition de renforcer le plateau technique et d’assurer une formation continue des équipes.

Le service reçoit déjà des malades venant de Côte d’Ivoire, du Niger, du Mali, du Tchad et du Rwanda, d’après le Dr Compaoré. Il accueille quotidiennement entre 30 et 40 patients, un volume qui inclut les séances répétées nécessaires à certains protocoles et ne correspond donc pas directement au nombre annuel de nouveaux malades.

Deux accélérateurs linéaires, un VitalBeam et un Halcyon, ainsi qu’un appareil de curiethérapie composent l’essentiel de l’équipement présenté. Le centre utilise aussi la radiothérapie à modulation d’intensité et la thérapie par arcs modulés volumétriques, des techniques destinées à mieux cibler les tumeurs tout en limitant l’exposition des tissus sains.

Plus de la moitié des personnes prises en charge souffrent de cancers du sein ou du col de l’utérus, selon le chef du service. Il a insisté sur l’intérêt d’un dépistage précoce, qui peut faciliter l’orientation des patients et permettre d’engager le traitement plus rapidement.

Le gouvernement burkinabè a instauré la gratuité du traitement pour plusieurs cancers fréquents, notamment ceux du sein, du col de l’utérus et de la prostate. La mesure couvre aussi les cancers pédiatriques chez les moins de 15 ans et les personnes indigentes, selon les informations communiquées lors de la visite.

Inauguré en avril 2021, le centre avait été présenté par les autorités avec une capacité de 1 500 patients par an. Son coût avait alors été évalué à environ 7,7 milliards de FCFA, grâce à un appui du Fonds qatari pour le développement. Les sources consultées ne détaillent pas les raisons pour lesquelles l’activité actuelle demeure inférieure à ce potentiel.

Le Burkina Faso dispose désormais de trois structures de radiothérapie, à Pala près de Bobo-Dioulasso, à Tengandogo et à Bogodogo. La progression du centre ouagalais dépendra notamment de sa capacité à élargir l’accès aux soins tout en maintenant les équipements et les compétences nécessaires.

Sources et corrections

https://www.aib.media/?p=170618
https://www.aib.media/?p=170457
https://www.sante.gov.bf/detail?cHash=eacb2a0060d951de76a485219f3a9177&tx_news_pi1action=detail&tx_news_pi1controller=News&tx_news_pi1news=574
https://www.presidencedufaso.bf/centre-de-radiotherapie-de-bogodogo-une-infrastructure-de-reference-pour-ameliorer-loffre-sanitaire/

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