Le Niger engage la mise en place de son Observatoire national des droits de l’homme et des libertés fondamentales (ONDH/LF). Le général Abdourahamane Tiani a signé une ordonnance relative à cette institution, chargée de protéger les droits humains, de visiter les lieux de détention et de faciliter l’assistance judiciaire aux victimes de violations, selon un communiqué du Secrétariat général du gouvernement daté du mercredi 14 octobre 2026.
Prévu par l’article 72 de la Charte de la Refondation, l’Observatoire dispose désormais de missions précisées par ce texte. L’annonce porte sur son cadre d’intervention : le communiqué ne donne ni le nom de son président ni de date pour l’installation de ses membres ou le début de ses activités.
La surveillance des conditions de détention occupe une place importante dans ses attributions. L’ONDH/LF doit pouvoir effectuer des visites régulières, annoncées ou inopinées, puis adresser des recommandations aux autorités compétentes. Le communiqué prévoit toutefois une exception concernant le Conseil de sécurité d’État, sans en détailler la portée.
L’institution devra également examiner la situation des personnes détenues dans les établissements pénitentiaires afin de renforcer leur protection contre la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants. Ces missions de contrôle sont accompagnées d’une obligation de porter les cas de violation des droits humains à la connaissance du gouvernement.
Une assistance aux victimes et un président nommé par décret
Au-delà des lieux de détention, l’Observatoire est chargé d’apporter ou de faciliter une assistance judiciaire aux victimes. Le texte cite notamment les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes en situation de handicap, ainsi que les autres personnes vulnérables. Son champ d’action couvre donc à la fois le suivi des atteintes aux droits et l’accompagnement de ceux qui les subissent.
Des campagnes d’information, d’éducation et de sensibilisation devront être menées sur l’ensemble du territoire. L’ONDH/LF participera aussi à la diffusion de la Charte de la Refondation et des valeurs qu’elle porte. Il pourra rendre des avis et formuler des recommandations aux pouvoirs publics sur les questions relatives aux droits humains.
L’Observatoire sera dirigé par un président nommé par décret du chef de l’État. Le communiqué, signé à Niamey par le secrétaire général du gouvernement, Mahamane Roufai Laouali, précise enfin que ses membres et toute personne associée à ses travaux seront soumis au secret professionnel.
Sources et corrections
https://anp.ne/le-niger-se-dote-dun-observatoire-national-des-droits-de-l-homme-et-des-libertes-fondamentales/
https://airinfoagadez.com/2026/10/14/niger-une-ordonnance-precise-les-missions-de-lobservatoire-des-droits-de-lhomme/
https://www.gouv.ne/index.php/90-autres-actualites/1334-le-niger-se-dote-d-un-observatoire-national-des-droits-de-l-homme-et-des-libertes-fondamentales




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