La directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a appelé mercredi 14 octobre les États membres à renforcer les ressources destinées aux pays à faible revenu et aux économies frappées par des catastrophes, alors que leur capacité budgétaire se réduit.
S’exprimant à Bangkok pendant les réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale, elle a demandé aux membres d’honorer leurs engagements envers le Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance, connu sous le sigle PRGT.
Ce mécanisme finance des prêts à taux faible ou nul pour les pays les plus pauvres. Le FMI l’a restructuré afin de tripler sa capacité de prêt, mais certaines contributions promises doivent encore être mobilisées, selon les éléments présentés lors de la conférence de presse.
Kristalina Georgieva a également demandé de reconstituer le Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes, ou CCRT. Ce dispositif peut accorder des allègements de dette après un choc sanitaire ou naturel majeur et a été fortement sollicité au cours des dernières années.
La pression s’est accrue sur les finances des économies en développement. Le service de la dette représente désormais en moyenne 14 % de leurs recettes, contre 6 % il y a dix ans, tandis que les coûts alimentaires, énergétiques et financiers restent élevés.
Le FMI prévoit une croissance mondiale de 3,1 % en 2026 et estime que la plupart des économies en développement ralentiront cette année. Sa directrice générale a cité le Sénégal parmi les pays pour lesquels une restructuration rapide et un accès durable au financement seront déterminants.
Sources et corrections
Reuters et Fonds monétaire international




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