Le Tchad et la France ont relancé leur coopération militaire par une déclaration d’intention signée mardi 13 octobre à Paris, sans conclure à ce stade un nouvel accord de défense ni annoncer le retour de forces françaises sur le sol tchadien.
Le texte a été paraphé par la ministre française des Armées, Catherine Vautrin, et son homologue tchadien, le général Issakha Maloua Djamous, à l’occasion d’une rencontre entre les présidents Emmanuel Macron et Mahamat Idriss Déby.
La déclaration doit fournir un cadre aux échanges dans les domaines de la formation, de l’expertise, de l’industrie et des technologies. Les deux gouvernements disent vouloir renforcer les capacités des forces armées tchadiennes, notamment dans des secteurs présentés comme innovants.
Cette étape intervient près de deux ans après la dénonciation par N’Djamena, en novembre 2024, des accords militaires qui le liaient à Paris. Les derniers soldats français avaient quitté le Tchad au début de 2025, mettant fin à une présence ancienne dans un pays considéré comme stratégique pour les opérations régionales.
Le rapprochement s’est accéléré au cours de l’année 2026. Les deux chefs d’État se sont rencontrés à trois reprises en moins de dix mois, tandis que les discussions ont également porté sur les investissements français dans les transports, la santé, l’énergie et l’éducation.
Les modalités opérationnelles du nouveau cadre n’ont pas été détaillées. Les annonces officielles ne précisent ni calendrier de mise en œuvre, ni volume de personnels, ni fourniture d’équipements militaires.
Sources et corrections
Tchadinfos et Le Monde




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